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FICHE TECHNIQUE ENDUIT MONOCOUCHE PROJETE

FICHE TECHNIQUE ENDUIT MONOCOUCHE PROJETE projection1
Apparus dans les années 1970, les enduits de façade « monocouche » ont connu un essor rapide. On estime aujourd’hui que, sur environ 100 millions de m2 de façades enduites chaque année en France, 60 millions le sont avec des enduits monocouche, et que ces produits sont utilisés dans 80 % des chantiers de maisons individuelles.
Raison principale de ce succès : les gains de productivité. Les trois couches de l’enduit classique – gobetis, corps d’enduit, finition – qu’il fallait fabriquer sur le chantier et espacer par des temps de séchage, sont remplacées par un produit unique, mis en œuvre en une ou deux passes « frais sur frais », soit par application manuelle (sablon), soit, de plus en plus souvent, par projection mécanique. Avec cette dernière technique, le temps d’enduisage d’une maison individuelle est réduit à 3 jours.

LES PRATIQUES À RESPECTER

Les enduits monocouches peuvent être appliqués sur tous les supports classiques à base de béton de granulats courants, de briques, de béton cellulaire, de parpaings de pierres ou de moellons. En revanche, ils ne sont pas adaptés aux supports à base de plâtre, ni de terre crue comme le torchis ou le pisé. L’application en une passe s’effectue exclusivement en finition grattée et sur maçonnerie soignée.

Planning : l’application doit se faire au minimum 28 jours après le montage des maçonneries.

Planéité : les maçonneries à base de petits éléments qui vont recevoir l’enduit monocouche doivent être conformes au DTU maçonnerie, c’est-à-dire d’une planéité d’ensemble rapportée à la règle de 2m inférieure à 10 mm (inférieure à 5 mm pour le béton cellulaire).

Points singuliers : sur les supports anciens, les joints friables doivent être dégarnis sur 1 à 3 cm selon leur état, joints et parements doivent être nettoyés (à la brosse, par exemple), dépoussiérés et humidifiés. Si des supports de nature très différente se touchent (maçonnerie et bois ou briques et béton, par exemple) ou si la charge du produit dépasse les 25 mm, il faut impérativement fixer un treillis métallique ou fibre de verre pour limiter le risque de fissuration, de même pour les conduits de fumée en boisseaux, et aux angles des appuis d’ouverture. Une hauteur de 15 cm sans enduit doit être respectée en pied de mur.

Aspect : l’enduit doit être choisi en fonction du support et mis en œuvre en gâchées régulières, pour éviter des différences d’aspect. Utiliser un nombre entier de sacs, une quantité d’eau identique, respecter le temps de malaxage fixé, ne pas dépasser la durée pratique d’utilisation de la gâchée (en aucun cas le mélange ne doit être remouillé ou rebattu). Employer des règles ou profilés métalliques spéciaux pour obtenir des arêtes nettes et rectilignes, et travailler par panneaux entiers pour éviter des traces de reprises.

Conditions atmosphériques : l’application doit se faire avec une température comprise entre 5°C et 30°C (éviter d’appliquer les teintes foncées en dessous de 8 °C). Au dessus de 30 °C ou par vent sec, il est préconisé de ré humidifier l’enduit dans les jours qui suivent l’application, pour éviter sa dessiccation.

Épaisseur : l’épaisseur minimale de l’enduit doit être de 12 à 15 mm après finition, pour garantir 10mm minimum en tous points (25 mm maximum pour les modénatures).
Les enduits monocouches permettent aussi de diversifier les finitions des façades, rustique ou rustique écrasée (projection de grains en deuxième passe quelques heures après la première) ; grattée ou grattée-poncée (obtenue par grattage en cours de durcissement) ; talochée (obtenue à l’aide d’une taloche en plastique ou d’une éponge) ; jeté-truelle (finition manuelle à la truelle après talochage). Correspondant à une technique stabilisée faisant l’objet d’une connaissance partagée et d’une absence de sinistralité, les produits monocouches ont été intégrés au DTU 26.1 « Enduits » de 2007.