NF DTU 20.1 - Monter des murs en maçonnerie de petits éléments

 

 
 
NF DTU 20.1 - Monter des murs en maçonnerie de petits éléments

Retrouvez ci-dessous toutes les informations relatives au NF DTU 20.1 - Ouvrages en maçonnerie de petits élémentsParois et murs.

 

Domaine d’application

 

Le NF DTU 20.1 “Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs” traite de la réalisation des parois et murs de bâtiments en maçonneries de petits éléments, hors zone sismique.

 

Il vise la réalisation de murs simples, composites, doubles ou avec doublage pour les maçonneries porteuses, celles de remplissage ou celles de façade non porteuses, mis en œuvre en France et dans les Départements d’Outre Mer.

 

La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle d’octobre 2008, amendée en juillet 2012 pour l’intégration des spécifications relatives aux blocs de coffrage en béton de granulats courants.

 

 

Matériaux visés

 

Les principales familles d’éléments de maçonnerie visées dans le NF DTU sont :

  • les blocs en béton de granulats courants et légers (incluant les blocs de coffrage) ;
  • les briques de terre cuite ;
  • les blocs en béton cellulaire autoclavé ;
  • la pierre naturelle.

 

Ces éléments sont hourdés à l’aide d’un mortier de chantier, de recette industriel ou performanciel.
Toutes les exigences que doivent respecter l’ensemble de ces matériaux sont données dans la partie 1-2
du NF DTU 20.1 “Critères généraux de choix des matériaux”.

 

 

Mise en œuvre : l’essentiel

 

Préparation des travaux
Avant la réalisation des murs maçonnés, tous les relevés, profilés, bandes de protection, exutoires, etc. doivent être mis en place, selon le type et la nature des murs à mettre en œuvre (voir notamment partie 3 du NF DTU 20.1 “Guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du site”).

 

Protections contre les remontées d’humidité
Lorsque les murs de soubassement sont réalisés en petits éléments de maçonnerie, les parois maçonnées en élévation doivent être protégées des remontées d’humidité en provenance du sol.
Cette protection doit être réalisée :

  • soit à l’aide d’un chainage en béton armé disposé à 5 cm minimum au-dessus du sol extérieur fini, au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage, sur toute l’épaisseur du mur maçonné ;
  • soit à l’aide d’une coupure de capillarité mise en place à au moins 15 cm au-dessus du niveau le plus haut du sol extérieur définitif.

 

En cas de loggia ou de balcon, le chainage en béton armé doit avoir une hauteur minimale de 15 cm. Si une forme de pente sans possibilité de rétention d’eau à la base du mur maçonné est prévue, en cas de balcon, un décrochement d’au moins 2 cm ou une coupure de capillarité à la base du mur doit être prévu.

 

Mise en œuvre des éléments maçonnés
Quelque soit le type de petits éléments de maçonnerie choisis, leur mise en œuvre doit être réalisée de manière à ce que la stabilité de l’ouvrage soit garantie, même en cours de travaux.

 

En cas de températures trop faibles (inférieures à 5°C) ou trop chaudes (au-delà de 30°C), des précautions particulières en cours d’exécution doivent être prises.
Les principales prescriptions pour le hourdage des éléments à joints épais ou à joints minces sont rassemblées dans le tableau ci-dessous :

 

Eléments maçonnés

Type de hourdage

Epaisseur
des joints

Décalage des joints verticaux entre deux rangs successifs

Prescriptions particulières

Blocs en béton de granulats courants et légers Joints épais Entre 1
et 2 cm
Entre le tiers et la moitié de la longueur du bloc utilisé. Les blocs doivent être, si besoin, humidifiés et égouttés au moment de la mise en œuvre.
Joints minces* Entre 1
et 3 mm
Briques de terre cuite Joints épais Entre 1
et 2 cm
Au moins 1/3 de la longueur de la brique utilisée. Les briques doivent être humidifiées et égouttées au moment de la pose.
Joints minces* Entre 1
et 3 mm
Blocs de béton cellulaire autoclavé Joints épais Entre 8
et 15 mm
Entre l’épaisseur et la moitié de la longueur du bloc utilisé. Les blocs doivent être superficiellement humidifiés au moment de la mise en œuvre.
Joints minces* Entre 1
et 4 mm
Pierre naturelle Joints épais Entre 8
et 30 mm
Supérieur ou égal au tiers de la longueur de la pierre utilisée. Les pierres dont le coefficient de capillarité est élevé doivent être humidifiées avant la pose.
Joints minces* Entre 1
et 4 mm
* Voir les Documents Techniques d’Application (DTA) en vigueur.

Une attention particulière doit être prise au niveau des appuis de planchers. En effet, sauf justifications, les planchers doivent reposer, a minima, sur une largeur au moins égale aux deux tiers de l’épaisseur de la paroi maçonnée, enduit non compris.

 

Réalisation des chainages

Pour assurer la stabilité des ouvrages, et selon les cas, trois types de chainages doivent être réalisés :

 

  • Les chainages horizontaux

Réalisés en béton armé, de manière continue et fermée, les chainages horizontaux sont obligatoires au niveau de chaque plancher ou dallage du bâtiment. Ils doivent également être mis en œuvre en présence de combles de hauteur supérieure à 60 cm.

La section minimale des armatures est de 1,5 cm2 dans le cas d’acier en FeE500.

 

  • Les chainages verticaux

De préférence réalisés à l’aide de blocs d’angles (appelés aussi poteaux), les chainages verticaux doivent être mis en œuvre pour tous les murs porteurs, exception faite des maçonneries en pierre naturelle.

Ces chainages doivent être réalisés a minima dans les angles rentrants et saillants ainsi que de part et d’autre des joints de fractionnement du bâtiment, tout en assurant une liaison avec les chainages horizontaux (ancrage par retour d’équerre).

La section minimale des armatures est la même que celle pour les chainages horizontaux.

 

  • Les chainages inclinés

Dès que la hauteur sous pointe de pignon est supérieure à 1,5 m, un chainage de couronnement incliné doit être réalisé en béton armé, en éléments préfabriqués en béton ou en béton cellulaire.

La section minimale des armatures est la même que celle des chainages vus précédemment. Ils doivent être liaisonnés avec les chainages verticaux et horizontaux.

                                             

 

Tolérances

Plusieurs types de tolérances sont à prendre en considération. Elles sont données dans la partie 1-1 du NF DTU 20.1 “Cahier des clauses techniques types”.

Les écarts admissibles sur les états de surface sont rassemblés dans le tableau ci-dessous :

 

Type de maçonnerie

Type d’exécution

Planéité d’ensemble rapportée
au cordeau de 10 m

Alignement des lignes
de joints horizontaux sur 10 m

Briques de terre cuite et blocs en béton de granulats courants et légers destinés à rester apparents / 2 cm 1 cm

Type de maçonnerie

Type d’exécution

Planéité d’ensemble rapportée à la règle
de 2 m

Alignement des lignes de joints horizontaux sur 10 m

Briques de terre cuite et blocs en béton de granulats courants et légers à enduire Courante 1,5 cm 1 cm
Soignée 1 cm 0,7 cm
Blocs en béton cellulaire autoclavé Joints minces, exécution courante 0,7 cm 0,5 cm
Joints minces, exécution soignée 0,5 cm Face de réglage : 0,2 cm
Autre face : 0,3 cm

Type de maçonnerie

Tolérances

Façade

Corniches et bandeaux

Planéité

Surplomb

Pierre dimensionnée Mesurée à l’aide d’un cordeau tendu de 10 m de longueur :
2 cm
Hauteur d’étage : 2 cm Différences de niveau inférieures à 2 cm sur 10 m

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du NF DTU 20.1. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le NF DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB !



Source : batirama.com

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