DTU 20.12 - Maçonnerie des toitures recevant un revêtement d’étanchéité

Retrouvez ci-dessous toutes les informations relatives au DTU 20.12 - Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité.

 

Domaine d’application

 

Le DTU 20.12 “Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité” donne les règles à respecter pour la réalisation du gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un ouvrage d’étanchéité réalisé conformément aux DTU de la série 43.

Ces règles ont le double objectif d’éviter les désordres des éléments sous-jacents et d’assurer à l’étanchéité un support adapté à son bon comportement.

Le domaine d’application de ce DTU vise les toitures à pente nulle, les toitures plates (pente entre 1 et 5 %) ou les toitures inclinées (pente supérieure à 5%), qu’elles soient inaccessibles, accessibles (aux piétons ou aux véhicules), techniques, des toitures-jardins, des balcons ou des loggias surmontant des locaux, en climat de plaine ou de montagne (altitude supérieure à 900 m).

Le gros œuvre des toitures en béton armé de granulats légers ou les dalles armées de béton cellulaire autoclavé ne sont pas visés par le DTU 20.12.

La version en vigueur de ce DTU, à la publication de cette fiche, est celle de septembre 1993 complétée de ses amendements A1 de juillet 2000 et A2 de novembre 2007.

 
 

Mise en œuvre : l’essentiel pour les éléments porteurs en partie courante



Dimensionnement

Lors de la conception, le dimensionnement de l’ouvrage doit être réalisé conformément aux règles de l’Art en vigueur, sans oublier de considérer :
  • la classification des toitures selon la constitution de l’élément porteur, la pente et la destination considérées ;
  • les charges permanentes : poids propre de l’élément porteur, poids des formes de pentes éventuelles, du revêtement d’étanchéité et de sa protection, des couches isolantes thermiques et acoustiques, etc. ;
  • les charges variables :

 

  • charges climatiques (vent, neige, pluie, etc.) ;
  • charges d’exploitation (voir la norme NF P06-001) ;
  • charges d’entretien des toitures (voir les valeurs caractéristiques à considérer dans la norme NF P06-001);
  • charges accidentelles (se référer à la norme NF P06-003).


 Mise en œuvre

Des dispositions sont à prendre pour le gros œuvre vis-à-vis des sollicitations d’origine thermique. Elles dépendront de la présence ou non d’une isolation thermique au-dessus de l’élément porteur :

  • toitures avec isolation thermique au-dessus de l’élément porteur :

 

  • les joints de fractionnement du gros œuvre, ainsi que les joints diapason, doivent être réalisés conformément aux règles de l’Art en vigueur en regard du matériau de constitution des murs du dernier étage (béton armé ou précontraint, béton banché ou maçonneries) ;
  • dans le cas où les murs du dernier étage sous toiture-terrasse sont constitués en maçonneries ou en béton non armé, l’isolation thermique surmontant l’élément porteur doit présenter une résistance thermique minimale de 1 m2.°C/W ;

 

  • toitures sans isolation thermique au-dessus de l’élément porteur : ce cas n’est possible que :

 

  • si la diagonale maximale de l’élément est de 6 m dans le cas des ouvrages de faibles dimensions ;
  • pour les ouvrages de dimensions courantes, les éléments porteurs verticaux doivent être réalisés en béton armé après étude particulière afin de tenir compte des effets des variations de la température en fonction des distances entre joints des éléments constructifs.


 
Pour certains ouvrages particuliers, l’isolation thermique peut être placée en sous-face de l’élément porteur.

 

Quel que soit l’ouvrage considéré, des chainages horizontaux doivent être mis en œuvre au niveau des maçonneries du dernier étage, conformément aux NF DTU 20.1 et 26.1.

 

Nota : En complément des dispositions pour les éléments porteurs en partie courante, le DTU 20.12 traite des ouvrages particuliers tels que reliefs (acrotères, costières, souches, seuils, canalisations, etc.), rives sans acrotères, joints de gros œuvre, dispositifs de collecte et d’évacuation des eaux de pluie, etc.

 

 

Tolérances pour les éléments porteurs en partie courante

 

Les tolérances que doivent respecter la mise en œuvre des éléments porteurs en partie courante sont données dans l’article 5.8 du DTU 20.12. Les principales sont rassemblées dans le tableau ci-dessous.

 

Cas considéré

Planéité générale sous la règle de 2m

Planéité locale sous la règle de 20cm

Désaffleurement au droit des joints

Etat de surface de l’élément porteur

L’élément porteur reçoit directement l’étanchéité

≤ 10 mm ≤ 3 mm ≤ 3 mm Celui d’un parement courant de béton surfacé (cf. DTU 21)

L’élément porteur reçoit des panneaux isolants non porteurs supports d’étanchéité*

L’élément porteur reçoit une forme de pente adhérente

Aucune exigence spécifique requise
* Si certains panneaux isolants nécessitent des tolérances de planéité plus faibles ou des états de surface plus soignés, les exigences doivent être précisées dans l’Avis technique et les documents particuliers du marché (DPM).

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du DTU 20.12. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le DTU disponible auprès de l’Afnor ou du CSTB.